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visite nocturne. [[ MATTHEW

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Jaizlynn A. Emerson
Jaizlynn A. Emerson

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« admirablement séduisant »
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MessageSujet: visite nocturne. [[ MATTHEW visite nocturne. [[ MATTHEW Icon_minitimeDim 7 Fév - 20:12

Il était tard dans la nuit. Je m’étais réveillée en sursaut, après avoir fait un cauchemar. A côté de moi, Elias dormait paisiblement. Ne souhaitant pas le réveiller, j’ôtais les couvertures, puis me levais doucement, enfilant un sweater par-dessus le t-shirt que je portais pour dormir. A pas de loups, je m’éclipsais de la chambre, consciente qu’à cette heure-ci avancée de la nuit, je ne trouverais certainement personne errant dans l’hôtel. Malgré la chaleur ambiante qui régnait dans le couloir, un courant d’air frais vint caresser mes jambes dépourvues de tissu, étant donné que je portais pour seul pyjama un petit short rouge, ce qui me fit doucement frissonner bien que je portais quelque chose de chaud sur les épaules. Je n’avais pas pris la peine de me vêtir correctement, étant donné que j’étais persuadée que personne ne me découvrirait vêtue ainsi. En regardant par la baie-vitrée qui donnait sur le balcon du premier étage, je découvrir un spectacle magique : la lune, trônant bien haut dans le ciel dépourvu de nuages. On comptait les étoiles par milliers, qui semblaient avoir endormi la ville qui brillaient de mille feux. Et malgré toutes ces lumières, j’avais l’impression qu’elle était plongée dans le noir complet. Continuant mon chemin, je descendis l’escalier pour me retrouver dans le hall de l’hôtel. Les réceptionnistes s’en étaient allés, ce qui signifiait que la nuit était déjà bien entamée, puisque je savais qu’ils veillaient très tard le soir, en attente d’un client rentrant de soirées ou ce genre de choses. Un nouveau frisson me parcouru l’échine lorsque mes pieds nus entrèrent en contact avec le carrelage froid de la pièce agréablement chic. Et je continuais dans ma lancée, marchant sur la pointe des pieds, comme si j’avais peur que quelqu’un m’entende et me prenne en flagrant délit. Curieuse comme j’étais, je ne manquais pas de m’arrêter devant chaque pièce qui se présentait à moi, entrant dedans, et l’admirant de toute part malgré l’obscurité régnante, puis je finissais par en sortir quelques minutes plus tard, satisfaite de découvrir l’hôtel sous un autre angle totalement différent.

Alors que je continuais ma visite des lieux, mon regard se stoppa dans les salles de restauration, et une idée me vint soudainement à l’esprit. J’entrais doucement, vérifiant les moindres recoins comme si j’avais peur qu’on me surprenne. Je me glissais dans l’entrebâillement de la porte, puis me dirigeais discrètement vers l’arrière de la cuisine, après avoir traversé l’immense et magnifique salle commune de restauration. Bien évidemment, je m’attendais à ce que la porte soit fermée et que ma petite aventure nocturne n’aurait servit strictement à rien d’autre qu’à me promener un peu, mais à ma grande surprise, alors que je tirais sur la poignée, je vis la porte s’ouvrir comme par enchantement. Sans me poser plus de questions, j’entrais dans la petite et étroite pièce pleine de nourriture, après avoir allumé la faible lumière. Un petit claquement attira mon attention, et je me retournais soudainement. Je tentais d’ouvrir la porte de nouveau, mais rien ne se produisit. J’ouvris grand les yeux, par surprise, tentant à nouveau d’ouvrir la porte. Encore une fois, mes efforts étaient vains. La porte ne devait s’ouvrir que de l’extérieur… Evidemment. Comment ne pouvais-je pas y avoir pensé plus tôt ? Et voilà, j’étais coincée à l’intérieur d’une petite salle pratiquement pas éclairée, et je suffoquerais bientôt par manque d’oxygène si l’on ne viendrait pas m’ouvrir la porte d’ici les prochaines heures. Mais au moins, je ne mourrai pas de faim, étant donné la grande quantité de nourriture qui se trouvait juste devant moi. Et ça tombait bien, étant donné que je n’avais pas mangé depuis la veille au midi, et que mon estomac me réclamait sans cesse à manger. J’ouvris alors le réfrigérateur, et mon regard s’arrêta sur une pomme, que je pris sans la moindre hésitation. Les autres plats, bien que je mourais de faim et qu’ils semblaient tous aussi appétissants les uns que les autres, ne me faisaient pas envie. Je m’installais alors sur l’un des comptoirs proches du réfrigérateur, les jambes ballantes, croquant à pleine dans le fruit que je tenais d’une main ferme. Perdue dans mes pensées, je n’entendis même pas d’autres pas se diriger de l’endroit où je me trouvais. Lorsque j’entendis que l’on tentait d’ouvrir la porte, mon cœur se figea et mon regard se tourna instinctivement vers la porte, prise soudainement de panique. Je manquai de hurler de frayeur, lorsqu’une petite tête tenta de se frayer un chemin dans l’entrebâillement de la porte.
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Matthew A. Walton
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MessageSujet: Re: visite nocturne. [[ MATTHEW visite nocturne. [[ MATTHEW Icon_minitimeLun 8 Fév - 23:15

    Combien d'heures s'étaient écoulés depuis qu'il était allongé en travers de son lit défait, un casque sur les oreilles le reliant à un ordinateur posé sur le sol ? Il n'en avait aucune idée. Il aimait perdre la notion du temps en laissant défiler la musique, supprimant toutes pensées de son esprit. Un peu comme sa propre mini-cure. Jetant un œil à sa montre après avoir longuement fixé le plafond, il se redressa et s'étira en émettant ce qui ressemblait à un ronronnement. Matt retira son casque et ébouriffa ses cheveux, avant de passer par la salle de bain. Peu importe l'heure qu'il était, il avait bien envie de prendre l'air maintenant, et n'avait nullement sommeil. Nombreuses étaient les nuits où il dormait seulement quelques heures, au moment où les autres se levaient. Il laissa couler une filet d'eau entre ses doigts, puis la retint entre ses mains en forme de coupe, et s'aspergea vivement le visage. Un frisson couru le long de son dos nu, et il essuya son visage avec une des serviettes qui se trouvait à portée de sa main. Matthew ne prit pas la peine de réellement se recoiffer, mais passa sa main dans sa chevelure sombre pour rejeter ses plus longues mèches en arrière. Il avait l'air tout aussi dispo que si nous étions au milieu de l'après-midi.

    Matt attrapa une chemise noire qu'il enfila et boutonna rapidement, laissant le col ouvert, glissa son portable dans la poche de son jean, attrapa son paquet de lucky et sortit de sa chambre. Le couloir était désert, en fait il ne croisa personne, pas même dans le hall. Lorsqu'il se trouva dehors, le vent froid le fit frissonner mais il n'avait pas froid pour autant, il n'était pas du genre frileux. Glissant une cigarette entre ses lèvres, il l'alluma et fuma sans même y penser. C'était plus une habitude qu'une réelle addiction. Et puis cela faisait tellement longtemps. En fixant un regard songeur sur le ciel étoilée, Matt confirma pour lui-même qu'il préférait vivre la nuit que le jour. Après avoir écrasé son deuxième mégot sous son talon, il décida de rentrer, et puis il allait finir par s'enrhumer, une horreur quoi. Tout ça lui avait donné faim, et il choisit de passer par la salle de restauration, histoire de voir si il restait ouvert la nuit. La grande salle était sombre et silencieuse. Bah, il devait bien y avoir une façon ou une autre pour qu'ils se nourrissent, après tout on était dans un grand hôtel. Matt arriva dans les cuisines et en fit le tour. Comme tout était calme, loin de l'agitation que ça devait être aux heures de pointes. Matt fit glisser la pomme de sa main sur un plan de travail en marbre froid. Avisant une porte vers le fond, sans aucun doute la réserve, il s'y dirigea. Cet endroit devait bien disposer de ce qu'il souhaiterait se mettre sous la dent. Ce n'était peut-être pas très légal ? Bah, aucune importance. Poussant la poignée, la porte s'ouvrit sans résistance, juste avec un petit appel d'air. Par contre, cet endroit n'était sans doute pas fait pour conserver des êtres humains non ? Parce qu'il y avait bien là, assise sur un comptoir, une femme qui le regardait avec un air presque effrayée. D'un rapide coup d'œil il s'assura qu'il n'y avait pas de deuxième personne, et qu'il ne dérangeait pas je ne sais quelle petit rassemblement nocturne. Matthew se dégagea du cadre de la porte, après tout c'est pas parce qu'il y avait déjà quelqu'un qu'il devait partir. La porte se referma juste derrière lui dans un claquement sec. Oh ... Il se retourna et activa la poignée, un simple pressentiment peut-être. La porte resta complètement immobile. C'était pas gagné. Un petit rire lui échappa. Il fit de nouveau face à la jeune femme, et fronça légèrement les sourcils tandis qu'un mince sourire étira ses lèvres.

    Matt avait la certitude qu'il la connaissait, maintenant qu'il dévisageait ce ravissant petit minois, ses yeux gris bleu avec ses cheveux blonds. Chaque visage est unique, et Matthew savait se rappeler de certains visages qu'il avait plutôt bien connu à un certain temps. Des souvenirs lui revinrent par flash, et c'est que ce n'était pas déplaisant. C'était il y a longtemps tout de même, mais il en était sûr. S'approchant d'elle d'un pas assuré, il s'arrêta juste devant elle en gardant un sourire à la fois charmant et assuré.

      « Quel surprise de te revoir... Car je suis sûr que nous nous connaissons, non ? Je ne m'y attendais franchement pas. Un petit creux nocturne ? »


    Sans bruit et d'un geste sûr, il vint effleurer la commissure des lèvres de celle-ci, dont il n'arrivait franchement pas à se rappeler le nom.

      « Jus de pomme, murmura-t-il pour expliquer son geste, bien qu'il n'en ai pas vraiment besoin selon lui. »


    En fait, Matt ne réfléchissait pas un seul instant à la réaction qu'elle pouvait avoir, après tout il ne se rappelait pas même le caractère qu'elle pouvait avoir, ni sa situation actuelle, mais il n'en avait pas grand chose à faire, elle serait mariée qu'il agirait comme bon lui semble tout de même.
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Jaizlynn A. Emerson
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MessageSujet: Re: visite nocturne. [[ MATTHEW visite nocturne. [[ MATTHEW Icon_minitimeMer 10 Fév - 14:27

Le temps passa. Perchée en haut de ce comptoir, l’ennui commençait à se faire sentir. Heureusement que j’avais de quoi me remplir l’estomac, car je n’avais aucune idée de quand je pourrai à nouveau sortir de là. J’imaginais déjà la rumeur : « cette fille s’est planquée en douce dans la réserve, et manque de chance pour elle, elle est restée coincée. Lorsque le cuisinier l’a découvert au petit matin, il a bien failli appeler le directeur pour lui parler de cette ingrate qui s’était permis d’enfreindre une bonne partie du règlement de l’hôtel. » et je soupirais. Croquant à nouveau dans ma pomme, ce n’était qu’à ce moment-là que je m’étais rendue compte que quelqu’un approchais. Bien évidemment, que la panique m’avait prise ! Je ne voulais pas être la fille dont tout le monde parlait à nouveau, j’avais déjà bien assez eu ma dose comme ça.

Ainsi, lorsque l’entrebâillement de la porte laissa passer une tête qui m’était vaguement familière, la tension retomba soudain. J’étais sûr de le connaître. Mais impossible de me souvenir d’où. Peut-être le savait-il, lui ? Ou peut-être était-ce simplement une erreur, peut-être qu’après tout, il me rappelait juste quelqu’un qui m’était familier. Cependant, son visage ne me donna pas une bonne impression. Inconsciemment, je l’associais à quelque chose de mal, quelque chose qui me ferait le voir d’un mauvais œil. Pourtant, c’était le trou noir, dans mon esprit, et je n’avais aucune idée de qui il pouvait être. Le courant d’air qui venait de pénétrer dans la pièce me fit frissonner, et je songeais que j’aurais peut-être dû m’habiller plus chaudement, malgré le pull que je portais. Alors que j’étais réfléchissait sur l’origine de notre rencontre – si rencontre il y avait eu – je ne fis pas attention, et lorsque je me souvins que la porte de la réserve ne s’ouvrait que de l’extérieur, je sursautais brusquement. « Non, ne ferme pas la porte ! » criais-je précipitamment, alors que j’entendais au même moment le cliquetis de la porte qui venait de se refermer. Je me fichais bien qu’on m’entende à présent, ce que je voulais, c’était sortir d’ici rapidement. Je ne tenais pas à passer le reste de la nuit enfermée dans cette étroite pièce, où il ne faisait pas très chaud à cause de la climatisation, d’autant plus avec un inconnu en qui je n’avais étrangement pas confiance. L’agacement me monta soudainement à la tête et bien que j’avais envie de me mettre à crier à nouveau, je soupirais simplement de lassitude une nouvelle fois. Alors que je le regardais tenter d’ouvrir la poignée, un rire sarcastique s’échappa de mes lèvres, alors que je le vais les yeux au ciel. « La porte ne s’ouvre que de l’autre côté. On va devoir rester là jusqu’à ce que quelqu’un d’autre n’arrive. A moins que tu n’aies une meilleure solution… » Ignorant ses questions, je replongeais plutôt dans mes pensées, car ne pas trouver à qui appartenait ce visage m’était extrêmement pénible. Apparemment, nous nous étions bien rencontrés, mais il n’en portait plus le souvenir, lui non plus. C’était étrange, d’avoir cette sensation d’oubli, comme si j’avais été atteinte d’amnésie dans le passé et que je n’arrivais plus à mettre un prénom sur la personne juste en face de moi. Alors qu’il s’approchait de moi, j’eus par réflexe un mouvement de recul, avant de lui dire sur un ton de reproches, tout en fronçant les sourcils. « Hé, mais qu’est-ce que tu fais ! »

Soudain, ce fut comme une illumination qui me frappa. Comment ne pouvais-je pas y avoir pensé plus tôt ? J’avais bel et bien connu une personne qui avait à peu près la même apparence, je reconnaissais ces gestes, cette voix et ces paroles pour les avoir côtoyés dans le passé. Et la seule période de ma vie qui restait assez floue, fut celle où j’avais du jour au lendemain prit une autre tournure, où j’étais devenue quelqu’un d’autre. L’époque où je me droguais. J’avais son nom sur le bout de la langue. « Mathis, ou… Matthias, peut-être ? » lui demandais-je, le regard interrogateur.
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MessageSujet: Re: visite nocturne. [[ MATTHEW visite nocturne. [[ MATTHEW Icon_minitimeJeu 11 Fév - 17:12

    Rester ici jusqu'à ce que quelqu'un arrive, avait-elle dit. Ça pouvait être aussi bien que très mauvais, surtout si cette demoiselle avait mauvais caractère et qu'il devrait pourtant tenir jusqu'au matin. Mais Matt n'avait pas à être négatif de la sorte, il y avait toujours quelque chose de bien à tirer de chaque situation. Sa façon de lui parler, presque comme si elle se parlait à elle-même en fait, montrait une distance palpable qu'elle mettait avec lui. Elle l'avait regardé de façon curieuse, elle devait sans doute cherché où elle avait déjà vu ce visage. Personnellement Matthew n'avait pas eu de période particulièrement sombre, où il avait passé de nombreuses nuits sous l'emprise de drogues et d'alcools, qu'il oubliait par la suite, et donc il n'avait pas eu de période de réadaptation à la vie normale par la suite. En fait sa vie a toujours été comme ça, et n'a pas fini de l'être, mais il sait habituellement se modérer, il n'est jamais devenu accroc à quoique ce soit, si ce n'est la cigarette, une addiction bien inoffensive en comparaison d'autres substances illicites qui avaient pu passer par lui. Du coup, contrairement à elle, n'était-il pas obligé de chercher dans sa vie la période précise où ceci avait pu arriver, une rencontre comme celle-là. Le mouvement de recul qu'elle eut face à son geste, ne pouvait réellement l'étonner car il n'avait aucune idée des réactions qu'elle pouvait avoir. Ceci pouvait peut-être confirmé qu'elle ne se rappelait pas de qui il était. Puis elle eut cet espèce de flash, où elle lui demanda son nom. Franchement, il ne pensait pas avoir une tête de Matthias. Il eut un petit soupire, et se détourna d'elle, ouvrant des tiroirs et des portes de petits placards jusqu'à dénicher des spéculos.

      « Appelle moi comme tu veux si tu le souhaites. Mais je préfère qu'on m'appelle Matthew, et toi tu pourrais me rappeler ton nom ? »


    Il s'était adossé réfrigérateur face au comptoir où elle était assise, et piocha un des biscuits. Son regard balaya la tenue légère de la jeune femme. Était-il réellement raisonnable de se balader ainsi vêtu ? Surtout qu'à cet heure, les rares personnes qu'on est le plus susceptible de croiser, sont rarement en bon état. C'est fou comme ils ne semblaient y avoir que de jolies jeunes personnes ici, et il suffisait de voir ses jambes quasi-parfaites, pour savoir la perfection "du reste". Mais ça, c'était faire un tour des pensées de Matthew, qui se reprit à la dévisager d'un air absent. Son demi-sourire avait disparu, il n'avait depuis qu'un masque impassible, nullement hostile ou froid. Matt n'avait pas besoin de sourire pour ne pas avoir l'air spécialement méchant, ou sceptique, mais il faisait très sérieux. Croquant dans un deuxième biscuit, il passa sa main dans ses cheveux par automatisme.

    Matthew n'était pas là pour l'embêter, et puis bien qu'il soit un coureur en quelque sorte, il n'en était nullement lourd, ou collant. Il n'était pas là pour la harceler, soit. Elle n'avait donc rien à maudire à cette rencontre impromptue, bien qu'elle n'ait peut-être aucune envie de se remémorer le passage de sa vie où elle l'avait rencontré, ça Matthew ne pouvait pas le deviner. Après tout ils en avaient bien passés du bon temps, même s'il ne s'en rappelait pas il s'en doutait.

      « Qu'est-ce que tu fais là, à Sydney ? l'interrogea t-il en penchant légèrement la tête, mimique inconsciente. Je sais que c'est pas comme si on était des amis, mais la dernière fois que je t'ai vu c'était quelque part aux États-Unis j'en suis sûr. Et puis vu qu'on va sûrement passer une bonne partie de la nuit ensemble, je me dois de m'informer un peu. »


    Matt esquissa finalement à nouveau un léger sourire. Il se demandait quel souvenir elle pouvait avoir de lui, de quelle façon elle le voyait aujourd'hui, quelle image elle lui donnait. Mais il pouvait difficilement savoir ce qu'elle pensait, il n'avait plus qu'à voir, observer la façon dont elle lui parlait et se comporterait face à lui. La plupart du temps les gens trahissaient ce qu'ils pensaient à travers leur comportements. Alors qu'il avait coincé un des gâteaux entre ses dents, il en tendit un à la jeune femme, avec un air interrogateur, comme si soudain il avait oublié une politesse habituelle.

      « T'en veux un ? réussit-il à dire avec un biscuit entre les dents. »
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Jaizlynn A. Emerson
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MessageSujet: Re: visite nocturne. [[ MATTHEW visite nocturne. [[ MATTHEW Icon_minitimeMar 16 Fév - 15:26

Plus il parlait, plus il me revenait comme des sortes de flash, plus exactement des souvenirs, et plus j’avais l’impression de le connaître. Mais j’avais toujours cette étrange sensation à propos de lui. Peut-être parce qu’inconsciemment, je l’associais à cette mauvaise passe de ma vie. Je ne me souvenais pas réellement de lui. Ni de qui il était, ni de ce qu’il faisait et encore moins de la relation que nous avions entretenus – si relation il y avait eu. Après tout, il aurait pu être un parfait inconnu que j’aurais rencontré une fois lors d’une soirée ou un « ami de débauche », cela reviendrait au même. Peu importe qui il avait été pour moi dans le passé, cette période de ma vie était définitivement résolue et je n’étais pas prête à me laisser retomber dans l’enfer que j’avais pu vivre à l’époque. Surtout que ces derniers temps, j’avais comme l’impression que les « symptômes » réapparaissaient. J’avais de nouveau les mains qui tremblaient et l’irrésistible envie de goûter encore une fois aux substances qui m’avaient entraîné dans de sales affaires à l’époque. J’avais l’impression de replonger, et c’était bien ce qui me faisait peur. Comme si repenser à tout ça effacerait les dernières années de ma vie où tout allait bien. Comme si fréquenter une personne que j’avais connu lors de cette période ne pouvait être que mauvais pour moi. Comme si les choses les plus futiles allaient devenir mes plus gros problèmes. Mais j’étais catégorique. Je ne voulais pas revivre ces instants, revivre une vie de débauche, ne plus me souvenir de rien, planer tout le temps, coucher avec le premier venu. Je n’étais plus comme ça. J’avais changé, j’en étais persuadée. A ce que l’on disait, la volonté était le meilleur des remèdes, pas vrai ? Alors pourquoi, malgré cette volonté de fer que j’avais en moi, la douce odeur de la tentation semblait prendre sa place petit à petit ?

« Ca ne me rappelle rien, désolée. » A vrai dire, je n’étais pas vraiment désolée. Cette formule de politesse était sortie malgré moi, inconsciemment, puisque je n’y avais pas réellement pensé. En fait, j’étais plutôt neutre. L’absence de souvenirs y jouait sûrement pour beaucoup, mais je n’arrivais pas à ressentir quelque chose. Rien ne me venait. C’était comme si j’étais vide. Je n’avais aucune idée de si je devais être en colère, déçue, ou plutôt heureuse. Et je devais avouer que c’était plutôt frustrant. « Jaizlynn. Ca ne te rappelle toujours rien ? » lançais-je, à la fois sarcastique et méfiante, levant les yeux au ciel. Je croquais à nouveau dans ma pomme. Alors que je promenais mon regard dans la pièce, je le surpris à me dévisager, l’air absent. Je fronçais légèrement les sourcils. « Quoi ? J’ai quelque chose sur le visage, c’est ça ? »

Je me mis à mon tour à le détailler de haut en bas, certainement à la recherche de souvenirs. Je me demandais certaines choses, comme par exemple, dans quelle situation nous avions pu nous rencontrer, ou alors comment se faisait-il que nous nous retrouvions dans le même hôtel… Alors que justement il mentionnait qu’il avait lui-aussi passé une partie de sa vie aux Etats-Unis. Alors que je l’écoutais d’un air distrait me poser des questions, je revins soudainement à moi, le regardant d’un air à la fois étrange et indescriptible, comme s’il avait pu dire quelque chose de mal. « Je suis à la recherche du Père Noël. » lançais-je un peu plus sèchement que ce que je ne l’aurais voulu. Je me bloquais soudainement, arrêtant tout mouvement, me rendant compte de mon erreur. Je n’avais pas l’habitude des gens trop curieux, et j’avais extrêmement de mal à accorder ma confiance aux autres, alors une chose en entraînant une autre… Mais ce n’était tout de même pas une raison pour paraître aussi froide. « Je… je… Désolée, j’ai pas pour habitude d’en dire trop sur moi dès la première rencontre, m’excusais-je rapidement, en évitant son regard. Je concentrais à nouveau mon attention sur lui, après quelques instants. Je vis à Sydney depuis pas mal de temps, maintenant… Je vis à l’hôtel avec mon petit-ami, depuis quelques mois. C’est tout. » Je soupirais doucement. Parfois, je regrettais de m’être construit une sorte de carapace avec les autres. Je m’étais comme renfermée sur moi-même, et je constatais maintenant que je l’avais fait à mes dépends. « Les Etats-Unis, hein ? repris-je, doucement. C’est bien possible, j’y ait vécu une bonne partie de ma vie. » Et voilà que je lui livrais toutes ces informations sur moi. Moi qui n’en avais pas l’habitude, c’était un changement radical ! Mais, je pensais que c’était surtout par excuse que par obligation, une sorte de pardon à ma manière, si l’on pouvait dire. « Et toi ? » repris-je finalement timidement, après avoir décliné sa proposition.
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